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Les stratégies alternatives résistent au changement de dynamique

L’activité a bien résisté en ce début d’année, l’incertitude associée à la politique commerciale américaine s’atténuant par rapport au pic de la fin 2025 tandis que le FMI relevait ses prévisions de croissance mondiale. En zone euro, la croissance a accéléré au quatrième trimestre, mais les PMI de janvier ont été mitigés : le secteur manufacturier s’est stabilisé et les services ont ralenti, signe d’un léger fléchissement de la dynamique.

Les actions ont commencé l’année sur une note positive, malgré d’importantes disparités régionales et sectorielles. Soutenues par des bénéfices solides, les bourses américaines sont néanmoins restées à la traîne de l’Europe, de la Corée et du Japon en raison d’une rotation des technologies de l’information vers l’énergie, les matériaux, les produits de base et l’industrie. Le segment des fabricants de logiciels, perçu comme le plus exposé au risque de disruption par l’IA, a particulièrement souffert. Les actions européennes ont gagné près de 5 % grâce à l’amélioration des prévisions de bénéfices. De leur côté, les actions taïwanaises et coréennes ont bénéficié de la forte demande de matériel technologique et de semi-conducteurs.

Sur le front de la dette souveraine, les rendements à 10 ans ont peu varié en Europe et légèrement augmenté aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le rendement du 10 ans japonais s’est distingué en remontant jusqu’à 2,23 %[1] à la fin janvier. Dans l’ensemble, les spreads de crédit investment grade et high yield sont restés stables ou se sont légèrement élargis. Sur le segment du crédit privé, les entreprises de développement commercial cotées ont néanmoins subi une correction sévère en fin de mois, due à leur forte exposition aux prêts accordés aux fabricants de logiciels. 

Dans l’univers des matières premières, des produits tels que le café ont reculé d’environ 5 %[2] en raison des prévisions de très bons rendements agricoles, mais le début de l’année 2026 a surtout été marqué par le net repli des cours de l’or et de l’argent dans les derniers jours du mois.

L’indice HFRX Global Hedge Fund EUR a progressé (+1,86 %) sur le mois[3].

 

Stratégies L/S Equity

Les stratégies Long/Short Equity ont enregistré de solides performances, tirées par le bêta et une forte génération d’alpha. Les stratégies L/S fondamentales ont surperformé, le gain net entre leurs positions longues et short s’avérant, en moyenne, conforme ou supérieur aux performances absolues des indices boursiers. Les expositions brutes et nettes sont restées stables au cours de la période. Les investisseurs ont résolument réduit leur exposition à la technologie, dans une rotation délaissant les logiciels au profit de l’industrie, des services financiers et des services de communication. L’environnement incite à la sélection de titres dans un contexte de forte dispersion, la discipline de positionnement étant essentielle en cas d’ajustement brutal des scénarios macroéconomiques ou liés à l’IA. Les stratégies Long/Short Equity sont bien placées pour tirer parti de la dispersion accrue entre les secteurs, qui offre un contexte favorable à la sélection de titres active.

 

Stratégies Global Macro

Bénéficiant de tendances soutenues sur les devises et les matières premières, les stratégies Global Macro ont mené la danse au sein des hedge funds. En ce qui concerne les stratégies systématiques, des gains notables ont été générés sur les matières premières et les taux d’intérêt. Par ailleurs, les métaux précieux ont nettement reculé en fin de mois, suite à l’annonce d’un prochain changement à la tête de la Fed. Le positionnement, confiant dans la persistance de la tendance, s’est alors avéré vulnérable aux soubresauts politiques. Les opportunités restent attractives, mais les résultats pourraient être affectés par des accès de volatilité liés aux discours des banques centrales et à la géopolitique plutôt que par une désinflation en douceur.

 

Stratégies quantitatives

Les stratégies quantitatives ont affiché des résultats mitigés. Les stratégies systématiques de suivi de tendance ont enregistré de bonnes performances, tandis que les stratégies « market-neutral » ont généré des performances stables à légèrement négatives. Les premières ont bénéficié de contributions positives dans toutes les classes d’actifs, mais les actions et les matières premières ont fourni l’essentiel de la performance. Les stratégies quantitatives sur actions ont souffert, dans un environnement marqué par une rotation des secteurs dominants et une forte correction des segments recherchés par les investisseurs. Positionnées pour exploiter la volatilité liée aux droits de douane, les rotations de style et les opportunités directionnelles ou de valeur relative sur les taux ou les devises, les stratégies quantitatives restent incontournables.

 

Stratégies d’arbitrage obligataire

Les stratégies d’arbitrage obligataire et de valeur relative ont enregistré des gains réguliers en janvier, les taux ayant « peu varié » à la clôture mensuelle malgré des accès de volatilité dus aux soubresauts politiques. Les performances des stratégies de valeur relative ont été générées par des opportunités de carry-and-roll et d’arbitrage de courbe plutôt que par des positions directionnelles sur la duration. Compte tenu de l’important volume d’émissions et de l’incertitude entourant la gouvernance de la Fed, le positionnement a privilégié les stratégies financées (spreads de swap, pentification/aplatissement, base) et une gestion prudente des risques. Les perspectives sont encourageantes si la volatilité des taux reste contenue ; le principal risque réside dans une hausse des primes de terme ou un resserrement du bilan excessivement rapide.

 

Stratégies Event Driven

Les stratégies Event Driven ont tiré leur épingle du jeu en janvier, grâce à un environnement boursier favorable et un flux continu de transactions. Les stratégies d’arbitrage de fusions et de situations spéciales ont toutes deux généré des performances positives, les situations spéciales contribuant davantage à la performance. Les conditions de financement étant favorables mais le risque politique élevé, les gérants se sont concentrés sur la capture disciplinée des spreads en évitant toute prise de risques agressive. L’environnement devrait rester favorable, plusieurs facteurs structurels et cycliques soutenant la poursuite de l’activité.

 

Stratégies L/S Credit

L’arbitrage de crédit a bénéficié de spreads étroits et d’une forte demande de portage, mais l’asymétrie des « primes de risque serrées » est devenue une contrainte plus nette. En ce début d’année 2026, l’actualité a mis en évidence la compression historique des spreads IG/HY, suscitant des inquiétudes quant à la trop faible rémunération du risque baissier. Les gérants ont privilégié le portage de qualité et les transactions idiosyncratiques, plutôt qu’une exposition large au marché. Perspectives à court terme : le portage reste attractif, mais le succès de la stratégie dépend de la sélection de titres et de la gestion de la liquidité si un choc macroéconomique devait entraîner un élargissement rapide et non linéaire des spreads à partir de niveaux très serrés.

[1] Source: Factset – 31/01/20226
[2] Sources: Bloomberg©, ICE futures – 31/01/20226
[3] Source : HFRX – 31/01/20226

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