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Les contours du monde à venir

L’année 2025 a été contrastée, avec un contexte politique plus agité sous Trump 2.0 et une volatilité accrue. In fine, les marchés actions ont enregistré une performance solide : les actions internationales affichent une progression de 18,3 % en dollars[1], portés par le boom de l’IA et un cycle de dépenses d’investissement soutenu qui continue de redéfinir la croissance mondiale. La question clé est désormais de savoir si les marchés peuvent prolonger cette dynamique en 2026, alors que les attentes se renforcent.

 

Un moteur de croissance résilient se met en place

Le moteur de ce cycle reste intact, car l’explosion des dépenses d’investissement liées à l’IA repose sur des bilans solides et une rentabilité réelle – et non sur l’endettement ou de simples narratifs. Les hyperscalers[2] continuent d’augmenter leurs budgets d’investissement, et l’adoption de l’IA se traduit concrètement par des bénéfices. Dans le même temps, la Chine accélère à une vitesse extraordinaire : modèles d’IA nationaux, expansion des semi-conducteurs et un vaste programme de développement des capacités de production électrique la rapprochent de l’autosuffisance énergétique. Si les États-Unis conservent leur leadership dans la conception de puces électroniques, la Chine contrôle l’essentiel des intrants physiques - des terres rares aux capacités de production - et n’affiche plus que moins d’un an de retard en matière de rythme d’investissement.

Ces dynamiques s’inscrivent dans un contexte macroéconomique globalement favorable, avec des politiques budgétaires et monétaires alignées dans les grandes économies. Nous anticipons encore deux baisses de taux de la Fed, un assouplissement des conditions financières et une atténuation progressive de l’impact négatif des droits de douane. Les bénéfices devraient progressivement prendre le relais de la liquidité comme principal moteur de la performance, en particulier en Europe, où les bénéfices par actions devraient croître de près de 10 % en 2026[3].

 

Actions : un univers d’opportunités qui s’élargit sur fond de dispersion croissante.

L’ensemble de ces éléments conforte notre position constructive sur les actions, pour lesquelles nous conservons une allocation géographique diversifiée. Certes, le marché américain se négocie avec une prime, mais celle-ci est justifiée par les bénéfices du secteur technologique. L’Europe offre des valorisations attractives et la perspective d’une reprise tirée par l’investissement. Le Japon reste pour nous une surpondération structurelle, soutenue par des réformes d’entreprise pérennes, une amélioration de la gouvernance, une hausse du retour sur capitaux propres et une forte dynamique de rachats d’actions. Les marchés émergents, notamment en Asie, bénéficient de valorisations plus faibles, d’un dollar plus faible et de leur intégration dans la chaîne de valeur de l'IA.

Dans les marchés actuels, le positionnement sectoriel, l’exposition thématique et la sélection de titres prendront le pas sur les choix régionaux.

Notre thème d’investissement central sur les actions reste le super-cycle d’investissement lié à l’IA. Les valorisations des hyperscalers américains sont certes élevées, mais ancrées dans la croissance des bénéfices plutôt que dans une expansion spéculative des multiples.

Nous sommes également exposés à la technologie chinoise, qui offre un point d’entrée moins cher et des progrès rapides dans les semi-conducteurs, les modèles d’IA et les infrastructures énergétiques. La Chine comble rapidement son retard par rapport aux Etats-Unis, ce qui en fait un élément de diversification précieux face à la concentration excessive sur les méga-capitalisations américaines. L’approche chinoise en matière d’IA se veut plus pragmatique, considérant l’IA non pas comme une fin en soi mais comme une technologie habilitante intégrée à une stratégie industrielle plus large – véhicules électriques, batteries, énergies propres, robotique et industrie de pointe – où la Chine démontre déjà un leadership mondial.

Un second thème clé est celui du goulot d’étranglement de l’électrification. La demande d’électricité liée à l’IA s’accélère fortement, tandis que les capacités de production et les réseaux peinent à suivre. Cela crée des opportunités de long terme dans les services aux collectivités, les infrastructures de réseau, le stockage et les métaux liés à l’électrification, comme le cuivre.

Des risques demeurent. Les progrès de l’IA pourraient à terme se heurter à des contraintes physiques, énergétiques ou liées aux données, faisant émerger le risque que les dépenses massives engagées aujourd’hui ne s’avèrent excessives. Nous ne pouvons exclure le risque de déceptions potentielles ou d’une volatilité accrue.

Nous restons également constructifs sur la santé et les biotechnologies, qui offrent une croissance et une diversification bienvenues dans un marché de plus en plus cyclique et dépendant de l’IA. Les pipelines d’innovation sont solides, les valorisations se sont normalisées et l’activité de fusions-acquisitions se redresse sous l’impulsion de grands groupes pharmaceutiques cherchant à renouveler leurs portefeuilles.

Dans un environnement de marché marqué par une dispersion croissante, nous sommes convaincus que l’exposition thématique et une sélection rigoureuse seront les principaux moteurs de performance.

 

Obligations : la sélectivité au cœur d’un cycle qui progresse en maturité

Les marchés de taux mondiaux passent d’un assouplissement synchronisé à une normalisation plus différenciée. La Fed devrait se stabiliser autour de la neutralité, et la BCE agir avec prudence, tandis que le Japon se normalisera. Dans ce contexte, nous utilisons la duration principalement comme instrument de couverture, en privilégiant la valeur relative et le positionnement sur la courbe.

Côté crédit, les marchés sont clairement en fin de cycle. L’augmentation des investissements technologiques, l’assouplissement des conditions financières et le redémarrage des fusions-acquisitions laissent présager une offre plus abondante et une dispersion accrue, avec un potentiel limité de resserrement supplémentaire des spreads. Nous privilégions le crédit européen, dont les rendements couverts sont désormais compétitifs par rapport aux États-Unis et dont les fondamentaux s’améliorent.

La dette des marchés émergents conserve son attrait, notamment en devises locales, même si les rendements devraient ralentir après la forte performance de 2025. Le repli du dollar, l’assouplissement des politiques monétaires des banques centrales des marchés émergents et un portage toujours attractif continuent de soutenir la classe d’actifs.

En ce qui concerne les devises, nous sommes globalement négatifs sur le dollar américain à moyen terme. Le resserrement des différentiels de taux plaide pour une normalisation de l’euro/ dollar dans une fourchette de 1,15-1,20. Les devises asiatiques devraient être les moteurs de la phase suivante, dans un contexte où les pressions à la dépréciation persistent en raison de tensions commerciales et d’incertitudes politiques.

 

Matières premières : l’offre au cœur des enjeux

Nous restons constructifs sur l’or, qui bénéficie d’une forte demande physique, du retour des flux vers les ETF, des achats des banques centrales et de l’attrait pour les actifs réels. Nous considérerons les phases de repli comme des opportunités d'achat. L’argent conserve un potentiel haussier en raison de déficits persistants de l’offre et d’une flexibilité limitée de la production.

Sur les métaux de base, nous privilégions le cuivre et l’aluminium, où les contraintes structurelles de l’offre dominent.

Nous sommes plus négatifs sur le pétrole. Le ralentissement de la croissance de la demande, la vigueur de l’offre hors OPEP et la hausse de la production de l’OPEP laissent présager un excès durable d’offre en 2026.

 

Conclusion : une confiance mesurée mais réelle

C’est ainsi que nous abordons 2026, alors que les forces qui ont façonné les marchés en 2025 restent à l’œuvre. Le cycle évolue, il ne s’achève pas : l’investissement dans l’IA, l’amélioration de la productivité et les politiques économiques favorables continuent d’offrir des fondations solides aux marchés mondiaux. 

Notre approche consiste à rester investis, mais avec une plus grande sélectivité, en privilégiant les actions portées par des dynamiques structurelles claires, en faisant preuve de sélectivité sur le crédit à mesure que l’offre augmente, et en utilisant la duration, les devises et les actifs réels pour équilibrer les portefeuilles. A ce stade du cycle, les performances dépendront moins de l’orientation du marché que de la qualité des décisions prises au sein des portefeuilles.

 

 

[1] Source : Bloomberg, performance de l’indice MSCI World All Country en 2025 arrêtée au 17 décembre, en dollars. La performance en euros sur la même période est de 4,2 %. © 2023 MSCI, Tous droits réservés Les performances passées ne préjugent pas des rendements futurs.
[2] Les Hyperscalers constituent l’épine dorsale de l’infrastructure d’IA actuelle, en fournissant la puissance de calcul et les plateformes nécessaires à l’entraînement et au déploiement des modèles.
[3] Source : estimations Candriam

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