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Valeur refuge, protection contre l'inflation, outil de diversification ou actif de conviction : quel rôle l'or joue-t-il aujourd'hui ?

Or : tout ce qui brille… ?

Les métaux précieux, et l'or en particulier, ont affiché une performance remarquable au cours des trois dernières années, s’accélérant jusqu’à une appréciation de 65 % en 2025.[1]  Cela soulève des questions pour les investisseurs : doivent-ils continuer à accroître leur exposition à un actif qui a déjà tant progressé, et si rapidement ? Quels catalyseurs pourraient prolonger cette tendance ? Et quel rôle l'or devrait-il jouer au sein d’un portefeuille diversifié ?

 

Protection ou spéculation ?

La hausse du métal jaune ne peut plus être interprétée comme un simple mouvement de couverture. Son rôle traditionnel d'assurance face à un contexte géopolitique plus incertain s'est élargi pour offrir une forme d’assurance sur les classes d'actifs. En d'autres termes, les actions et les obligations offraient autrefois une certaine diversification. À mesure qu’elles deviennent plus corrélées sur les marchés volatils, l'or ajoute désormais une classe d'actifs décorrélée, et donc une diversification, à un portefeuille. Aujourd'hui, il s'impose progressivement comme un véritable choix d'allocation.

  • Les banques centrales réallouent leurs réserves du dollar vers l'or. Cela pourrait apporter un soutien durable à l'actif. Ce changement semble structurel et peu sensible au prix.
  • L'environnement macroéconomique a profondément changé. Des taux réels bas, des politiques budgétaires expansionnistes et des interrogations croissantes sur la soutenabilité d'une dette publique élevée renforcent l’intérêt de détenir un actif indépendant de toute entité souveraine. L'or devient un actif de conviction et un élément d'équilibrage naturel dans les portefeuilles.
  • L'élargissement des voies d'accès à l'investissement, via les ETF, les ETC et des produits similaires, permet d'élargir la base d'investisseurs, y compris particuliers, gestion privée et institutionnels. Les investisseurs n'ont plus besoin de détenir des pièces ou des lingots.

Nous pensons que les mouvements récents reflètent moins la spéculation qu'une réallocation structurelle vers un actif qui est devenu un pilier stratégique. Aujourd'hui, l'or combine deux fonctions essentielles : un amortisseur en période de stress et un moteur de diversification sur des marchés instables.

 

L'or face aux autres actifs de diversification

Qu'en est-il des autres refuges traditionnels ? Ils ont suivi des chemins différents. Les obligations souveraines ont vu leur pouvoir de diversification diminuer avec le retour de l'inflation et la persistance des tensions géopolitiques. Le dollar américain conserve un rôle central pour l’investissement, mais le déficit budgétaire des États-Unis et la diversification progressive des investisseurs hors du dollar continuent d'affaiblir sa stabilité. Les monnaies de repli que sont le franc suisse et le yen dépendent fortement des choix de politique monétaire de leurs gouvernements respectifs.

Le bitcoin, parfois qualifié d’ « or numérique », bénéficie de son offre limitée mais reste avant tout un actif opportuniste, fortement dépendant des conditions de liquidité. Les stratégies CTA[2] , pour leur part, peuvent fournir une diversification utile, en particulier dans les phases directionnelles ou lors de chocs extrêmes.

Dans ce paysage fragmenté, l'or se distingue comme l'un des rares actifs offrant une indépendance par rapport au risque souverain, une résistance en période de récession et un profil risque-rendement potentiellement attractif.

 

 

Comment les investisseurs doivent-ils protéger leurs portefeuilles en 2026 ?

Ces facteurs - soutien structurel, affaiblissement des couvertures traditionnelles, besoin accru de diversification - alimentent directement l'analyse quantitative.

Nous avons examiné deux périodes, un régime de marché stable de 1995 à 2017, et une période marquée par davantage de perturbations de marché de 2018 à 2025. Nous avons utilisé un modèle propriétaire pour déterminer, avec le recul, quelles auraient été les allocations d'actifs les plus souhaitables selon plusieurs niveaux de préférence en matière de risque et de rendement (c'est-à-dire pour plusieurs types d'investisseurs). Ce modèle nous a permis de d’intégrer un ensemble de contraintes garantissant une diversification suffisante et évitant que le modèle ne propose des portefeuilles purement théoriques qui ne sont pas réalistes du point de vue du risque/rendement ou difficiles à mettre en œuvre sur le marché.

Les principaux enseignements tirés de cet exercice sont qu'une surpondération des actifs traditionnels, c'est-à-dire des obligations et des actions, n'a jamais donné le meilleur couple risque/rendement, quelle que soit l'année. Dans les deux types de marchés à long terme, la valeur ajoutée supplémentaire aurait été générée presque exclusivement par des solutions de remplacement.

Entre 1995 et 2017, les marchés des actions et des obligations étaient généralement décorrélés et les taux d'intérêt réels étaient positifs, ce qui favorisait la diversification traditionnelle. L'or apparaissait dans les choix de portefeuilles rétrospectifs les plus performants, mais de manière opportuniste. Les CTA ont contribué à la diversification et aux portefeuilles historiques, tandis que les monnaies refuges n'ont apporté qu'une contribution modeste.

Depuis 2018, le changement de régime macroéconomique a conduit les portefeuilles optimisés à s'appuyer davantage sur les actifs alternatifs. Au-delà des CTA, l’or a pris une place croissante, avec des allocations « en parfaite connaissance du futur » dépassant 20 % selon les objectifs risque/rendement.

L'or a commencé à se comporter non comme un actif tactique, mais comme un élément structurel de la performance ajustée au risque dans un environnement où la diversification traditionnelle est devenue moins fiable. Bien entendu, le passé n'est pas garant de l'avenir.

 

La renaissance de l'or ? 

Une renaissance de l'or semble en cours : d'un actif périphérique, les données montrent que l'or est en train de devenir un élément stratégique des allocations à long terme. Des facteurs structurels tels que les achats des banques centrales, l'instabilité macroéconomique et l'accessibilité accrue à l’investissement continuent de renforcer son attrait, tandis que les limites du "duo" actions-obligations se resserrent.

Les exercices d'optimisation confortent cette vision : lorsque les objectifs de performance sont modestes, la combinaison actions-obligations suffit à atteindre l'objectif. Inversement, lorsque des rendements plus élevés sont visés, l'intégration progressive de l'or et des CTA devient essentielle pour améliorer le profil risque-rendement.

La question pour 2026 n'est pas de savoir s'il faut détenir de l'or, mais dans quelle proportion l'intégrer durablement - et, plus largement, recourir à d'autres métaux précieux - en tant qu'ancrage défensif et composante stratégique d'un portefeuille conçu pour naviguer vers un avenir plus incertain.

 

[1] Goldprice.org, du 31 décembre au 31 décembre, consulté le 7 janvier 2026. Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
[2] Stratégies du Commodity Trading Advisor, autrement des investissements alternatifs tels que les stratégies de suivi de tendance, les stratégies de retour à la moyenne, les approches de négociation systématique, etc.

Outlook 2026

  • Outlook 2026, Allocation d'Actifs, Thibaut Dorlet, Johann Mauchand

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