Skip to main content Skip to header search Skip to header search

Message important : Attention aux escroqueries par usurpation d'identité

Des messages et des publicités frauduleuses circulent actuellement sur les plateformes de messagerie, y compris WhatsApp, en usurpant l'identité de la marque Candriam et de ses employés. Veuillez noter que Candriam n'offre jamais de recommandations d'investissement ou de conseils financiers par le biais de canaux tels que les médias sociaux ou les plateformes de messagerie.

Professionals discussing investment insights over coffee in an outdoor setting, reflecting collaboration and market perspectives

Coffee Break

Réconfort et inquiétude

Coffee Break:
  • Semaine

Les temps forts de la semaine dernière

  • Quatre indicateurs américains en recul – IPC, IPP, ventes de détail et confiance des consommateurs – ont conforté les anticipations d’un statu quo de la Fed en septembre et propulsé les actions vers de nouveaux sommets, tandis que l’Iran restait le principal risque géopolitique.
  • Dans ce contexte, l’or a abandonné une partie des gains engrangés depuis début août.
  • Les tensions autour du détroit d’Ormuz se sont intensifiées, Washington menaçant l’Iran d’un blocus naval durable et de sanctions sans précédent, tandis que l’Agence internationale de l’énergie a alerté sur le risque d’une nouvelle contraction de la demande mondiale de pétrole.
  • Le gouvernement japonais serait favorable à une hausse imminente des taux de la BoJ, la faiblesse du yen et la persistance de l’inflation rapprochant de plus en plus les priorités budgétaires et monétaires.
  • L’offre d’UniCredit sur Commerzbank a franchi un obstacle réglementaire majeur après l’accord de la BaFin.

 

 Et ensuite ?

  • La croissance mondiale sera au centre de l’attention : les PMI préliminaires fourniront vendredi un aperçu de la dynamique aux États-Unis, en zone euro et au Royaume-Uni, avant les chiffres de l’activité en Chine pour le mois de juillet.
  • Au Royaume-Uni, les indicateurs de l’inflation et du marché du travail nous renseigneront sur la trajectoire des taux de la BoE, la persistance de l’inflation dans les services restant la principale préoccupation.
  • Le compte-rendu du FOMC devrait montrer la position que la Fed devrait prendre après une série de données décevantes, et la Riksbank annoncera sa décision de politique monétaire.
  • Par ailleurs, les données du PIB et de l’inflation au Japon mettront à l’épreuve l’hypothèse d’un relèvement des taux de la BoJ à court terme, tandis que les déclarations de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, et de son chef économiste, Philip Lane, fourniront des indications sur les perspectives de politique monétaire pour septembre.
  • Les investisseurs surveilleront les résultats de Walmart, Home Depot, Analog Devices et Alibaba afin d’évaluer la consommation américaine, la demande dans le secteur technologique et l’économie chinoise.

 

Nos convictions

Scénario de base

  • Légère surpondération des actions : nous restons optimistes à l’égard des actions mondiales.
  • Le contexte macroéconomique devrait s’améliorer, mais reste fragile. Favorable aux États-Unis, le contexte macroéconomique pourrait s’améliorer dans le reste du monde en cas de reflux des prix de l’énergie. La croissance américaine repose toujours sur la demande intérieure privée, les investissements – notamment dans le domaine de l’IA – jouant un rôle plus important que la consommation. Toutefois, le regain de tensions en Iran constitue un risque pour notre scénario. Une résolution rapide est indispensable pour que notre scénario central reste valable.
  • Focus sur les bénéfices. Alors que la croissance des bénéfices et les révisions des dépenses d’investissement (CAPEX) des hyperscalers restent les moteurs les plus puissants du marché en 2026, les investisseurs suivent désormais de près la saison des résultats.
  • Divergence des politiques monétaires. La Fed maintient ses taux inchangés, tandis que la BCE gère les anticipations d’inflation et pourrait décider de relever ses taux à plusieurs reprises. De leur côté, la BoJ et la Banque centrale d’Australie sont toujours dans un cycle de resserrement monétaire, même si elles adoptent une approche progressive.

 

Risques

  • Fragmentation géopolitique. La rivalité sino-américaine reste vive, tandis que la réorganisation de l’offre d’énergie et des flux commerciaux internationaux se poursuit. Par ailleurs, la situation en Iran reste très fragile et volatile.
  • Dilemme de la Fed. Une économie robuste et les divisions au sein du FOMC pourraient freiner l’assouplissement monétaire, synonyme de pause inopportune dans la fourniture de liquidités. Kevin Warsh devra forger un nouveau consensus autour de la politique monétaire.
  • Crédibilité budgétaire. La hausse des volumes d’émission et les tensions politiques pourraient inquiéter les marchés obligataires et accroître la volatilité des rendements.

 

Strategie cross asset et positionnement du portefeuille

  • Nous surpondérons légèrement les actions, en privilégiant les marchés émergents et le Japon, tandis que nous restons neutres vis-à-vis des États-Unis et de l’Europe.
  • Allocation régionale :
    • Neutre sur les États-Unis. Cette position reflète notre opinion neutre sur la technologie américaine, les segments sensibles à la technologie représentant la moitié de la capitalisation du marché américain.
    • Légère surpondération du Japon. Les initiatives gouvernementales favorables et la prudence relative de la BoJ offrent un contexte propice aux actifs risqués. De plus, ses leaders mondiaux dans les domaines de la robotique, de l’automatisation et des équipements industriels devraient permettre de capitaliser sur la prochaine hausse de la productivité induite par l’IA.
    • Neutre vis-à-vis de l’Europe. La région pourrait bénéficier d’une baisse des prix de l’énergie, mais la composition sectorielle est moins exposée aux thèmes en vogue. Les dépenses budgétaires montent en puissance en Allemagne.
    • Légère surpondération des marchés émergents. Une approche sélective s’impose, mais la forte exposition de la région au secteur technologique constitue un facteur favorable, bien que volatil. Les valorisations sont attractives, le PER à 12 mois de l’indice MSCI Emerging Markets affichant une décote significative par rapport au MSCI World.
  • Allocation factorielle et sectorielle :
    • Nous privilégions les thèmes qui bénéficient de cycles d’investissement à long terme, liés à l’IA ou aux dépenses publiques.
    • Nous sommes optimistes à l’égard du secteur de la santé et restons exposés aux valeurs industrielles et aux moyennes capitalisations de l’UE et des États-Unis, protégées par des budgets expansionnistes et des perspectives de déréglementation.
  • Emprunts d’État :
    • Nous avons une position longue de duration sur les obligations européennes core. La guerre en Iran a entraîné un ajustement lié aux perspectives d’inflation. En conséquence, par rapport à janvier, le marché a changé son fusil d’épaule et anticipe désormais des hausses de taux de la BCE. Nous privilégions les obligations souveraines core notées AAA, qui bénéficient de la crédibilité budgétaire et de celle de leur banque centrale.
    • Nous sommes légèrement vendeurs de bons du Trésor américain. La vigueur de la croissance et des dépenses d’investissement dans l’IA, la montée de l’inflation, le problème de crédibilité de la Fed et le déficit budgétaire poussent les taux américains à la hausse.
  • Crédit :
    • L’élargissement des spreads du segment investment grade européen a été bien trop limité pour offrir des opportunités en termes de valorisation, alors que les incertitudes macroéconomiques restent élevées. Les fondamentaux demeurent solides, mais leur sensibilité à la hausse des taux justifie un positionnement neutre. Pour l’heure, nous renonçons à surpondérer le segment et privilégions une approche sélective.
    • Nous sommes neutres vis-à-vis des titres investment grade, tant aux États-Unis qu’en Europe. Les indicateurs techniques dans le haut rendement se détériorent sur fond de sorties de capitaux et d’offre en hausse. Au sein du segment, nous restons neutres sur l’Europe et négatifs sur les États-Unis.
    • Nous sommes positifs sur la dette émergente, notamment en devise locale, car la tendance au resserrement des spreads se confirme et de nouvelles compressions sont envisageables. Par ailleurs, les devises émergentes semblent les mieux placées pour tirer parti d’un nouvel affaiblissement du dollar. Enfin, le rendement à l’échéance actuel (7 %) offre un portage attractif pour cette diversification génératrice de revenus.
  • Actifs alternatifs :
    • Nous restons optimistes sur l’or, après un solide rebond depuis le soutien majeur des 4000 dollars l’once en début de mois.
    • Nous détenons des positions dans des métaux précieux et stratégiques, des actifs alternatifs et des stratégies market-neutral, à des fins de stabilité et de diversification du portefeuille.
  • Devises :
    • Le régime actuel des marchés favorise les devises liées aux matières premières – notamment les métaux précieux et le pétrole. Nous maintenons donc nos positions longues sur le dollar australien et la couronne norvégienne.
    • L’amélioration potentielle des relations entre la Hongrie et l’UE pourrait déboucher sur des politiques plus stables et une réduction significative des risques pour les investisseurs étrangers, ce qui nous incite à conserver une position longue sur le forint hongrois.
    • Le dollar reste plutôt sous-pondéré, mais cette sous-pondération a été sensiblement réduite en raison du contexte géopolitique.
    • Nous avons également une position longue sur le yen.

 

Notre positionnement

Les marchés ont trouvé du réconfort dans quatre indicateurs américains en recul – IPC, IPP, ventes de détail et confiance des consommateurs –, qui ont renforcé les anticipations d’un statu quo de la Fed en septembre et propulsé les actions vers de nouveaux sommets. Dans ce contexte, l’or a abandonné une partie des gains engrangés depuis début août. Le risque géopolitique demeure toutefois central, alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz s’intensifient, Washington accentuant la pression sur l’Iran et l’AIE mettant en garde contre une contraction de plus en plus marquée de la demande mondiale de pétrole. Nous conservons un positionnement positif et surpondérons légèrement les actions des marchés émergents et du Japon. Le contexte macroéconomique demeure favorable, ce qui devrait permettre un élargissement des performances. Sur les marchés obligataires, nous privilégions la dette émergente et la duration européenne core de qualité. Dans le domaine du crédit, nous préférons le segment investment grade européen au haut rendement, dont les primes de risque restent limitées. Nous ciblons en outre le yen comme devise de couverture, celui-ci restant historiquement très sous-évalué par rapport au dollar, ainsi que certaines monnaies émergentes, tout en conservant les devises liées aux matières premières telles que le dollar australien et la couronne norvégienne. Enfin, les métaux stratégiques, l’or et les stratégies alternatives continuent d’offrir une diversification appréciable dans un contexte de contraintes d’offre, de divergence des politiques et de volatilité des taux réels.

Recherche rapide

Obtenez des informations plus rapidement en un seul click

Recevez des informations directement dans votre boîte e-mail