Coffee Break

Coffee Break:
  • Semaine

Les temps forts de la semaine dernière  

  • Les taux d'intérêt et les incertitudes géopolitiques sont désormais les principaux moteurs du marché. Parmi les hausses de taux annoncées la semaine dernière, la hausse de 75 pb décidée par la Réserve fédérale, associée à la prévision d'un relèvement supplémentaire de 125 pb avant la fin de l'année, a rappelé aux investisseurs qu'ils n’étaient pas au bout de leurs peines.
  • Contrairement aux autres banques centrales, la Banque du Japon est restée ultra-accommodante. Le gouvernement japonais a toutefois été contraint d’intervenir sur le marché des changes, alors que le yen a perdu un cinquième de sa valeur par rapport au dollar. La dernière intervention directe visant à renforcer le yen remontait à la crise financière asiatique de 1998.
  • Les indices PMI préliminaires de septembre en Europe et aux États-Unis ont montré un fléchissement dans la zone euro, mais une tendance toujours dynamique de l’autre côté de l'Atlantique. En Europe, la demande des consommateurs diminue en raison de l'augmentation du coût de la vie et d’une confiance en berne, les capacités de production étant limitées par la flambée des prix de l'énergie.
  • S'attirant la condamnation de la Chine, de l'Inde, de la Turquie et de l'Occident, la Russie a entamé une série de référendums locaux sur l'annexion des zones occupées en Ukraine. Parallèlement, l'ordre de mobilisation partielle du président Poutine a représenté une escalade dans cette guerre déclenchée il y a déjà sept mois.

 

Et ensuite ?

  • En ce début de semaine, l'Italie s’attelle à bâtir un nouveau gouvernement de droite. Vainqueur des élections générales, le parti d'extrême droite Fratelli d'Italia, dirigé par Giorgia Meloni, mènera les négociations en vue de former une coalition. Cette perspective pourrait représenter un tournant pour un pays européen majeur.
  • Les marchés continueront de digérer le budget du nouveau chancelier britannique, Kwasi Kwarteng. La livre sterling et les emprunts d'État britanniques sont sous pression après l'annonce de réduction d’impôts synonymes de recours à l’emprunt, tandis que la BoE devrait accélérer son resserrement monétaire après la hausse de 50 pb qui a porté son taux directeur à 2,25 % la semaine dernière.
  • Les ministres de l'Énergie de l'UE se réuniront pour préparer de nouvelles mesures. Celles-ci doivent protéger les particuliers et les entreprises contre la hausse des coûts de l'énergie, qui alimente une inflation record, entrave l'activité industrielle et réduit le pouvoir d'achat des ménages.
  • Divers indicateurs d’inflation et de données conjoncturelles provenant de l'université du Michigan et de l'institut allemand IFO permettront d’en savoir plus sur les anticipations d'inflation, le sentiment des consommateurs et les perspectives des entreprises.

Nos convictions

Scénario de base

  • Les risques que nous avions soulignés commencent à se concrétiser et font désormais partie du scénario.
  • Notre allocation d'actifs est dès lors plus prudente, car les banques centrales maintiendront des taux plus élevés pendant plus longtemps, ce qui nous incite à réduire la duration du portefeuille pour adopter une position légèrement short.
  • La Fed poursuit son cycle de relèvement des taux d'intérêt, ainsi qu'un resserrement quantitatif, c'est-à-dire une réduction du bilan. Dans notre scénario le plus favorable, la Fed pilote un atterrissage en douceur de l'économie et parvient à éviter une récession sévère.
  • L’inflation atteint des niveaux élevés en zone euro, frappant à la fois les entreprises, les consommateurs et les responsables de la BCE. Cette dernière a clairement indiqué que la seule voie envisageable était la hausse des taux. Si la croissance se maintient, les taux à 10 ans devraient ainsi dépasser le seuil de 2 %.
  • Notre allocation en actions témoigne de la conviction que les actions européennes devraient sous-performer dans un contexte d'inflation élevée, de durcissement du ton de la BCE et d'un net ralentissement de la croissance économique. Par conséquent, nous anticipons des révisions à la baisse des bénéfices plus importantes dans la région qu'ailleurs. Compte tenu du profil risque/rendement défavorable, nous adoptons une position négative à l'égard des actions de la zone euro.
  • Bien que les perspectives des actions mondiales se détériorent à mesure que le chiffre d’affaires, les marges et, en fin de compte, les bénéfices risquent d’être révisés à la baisse, les actions des marchés émergents asiatiques devraient surperformer, car les valorisations sont devenues intéressantes, tandis que la région conserve des perspectives de croissance supérieures à celles des marchés développés.

 

Risques

  • Les risques à la hausse reposent sur la fragilité de la confiance et le positionnement. En outre, les gouvernements européens apportent une aide financière à mesure que la crise énergétique s'aggrave, ce qui pourrait atténuer son impact négatif.
  • Les risques à la baisse concernent une possible erreur de politique monétaire (resserrement excessif aux États-Unis), ou une récession brutale causée par une crise énergétique plus profonde en Europe.
  • La guerre en Ukraine se poursuit mais les signes de malaise à l'égard de Moscou se multiplient au sein de la communauté internationale.
  • La menace que font peser la COVID-19 et ses variants demeure, car le virus continue d’évoluer et de se propager à des vitesses variables à travers le monde.

Modifications recentes au sein de notre strategie d’allocation d’actifs

Nous avons tactiquement réduit la duration du portefeuille et sommes désormais légèrement short, car la croissance a jusqu'à présent fait preuve de résilience tandis que l'inflation continue de surprendre à la hausse, ce qui incite les banques centrales à durcir encore leurs politiques. Au niveau stratégique, nous avons progressivement accru la duration de nos obligations parallèlement au resserrement monétaire engagé au printemps, les rendements obligataires étant désormais en territoire positif. Nous restons globalement neutres envers les actions, mais sous-pondérons la zone euro en raison d’un ratio risque/rendement défavorable. Nous continuons à utiliser des produits dérivés. Nous restons neutres ailleurs. Nous achetons du yen contre le dollar, divers facteurs indiquant un renforcement de la devise japonaise. Nous avons pris des bénéfices sur notre exposition longue aux devises liées aux matières premières, tout en conservant une légère surpondération, exprimée dans le portefeuille par l’allocation en dollar canadien.

Strategie cross asset et positionnement du portefeuille

  1. Notre stratégie multi-actifs, plus tactique qu’à l’accoutumée, peut être ajustée rapidement :
    • Nous sous-pondérons les actions de la zone euro et maintenons notre stratégie de produits dérivés.
    • Neutres sur les actions britanniques, segment résilient, et exposition globale.
    • Neutres vis-à-vis des actions américaines, avec une stratégie dérivée gérée de manière active.
    • Neutres sur les marchés émergents, mais positifs sur les marchés émergents asiatiques, qui devraient surperformer en raison de valorisations attrayantes, alors que la région conserve des perspectives de croissance supérieures à celles des marchés développés.
    • Neutres sur les actions japonaises, car la politique accommodante de la banque centrale et l’exposition au secteur cyclique se compensent.
    • Positifs sur les secteurs tels que la santé, les biens de consommation de base et les segments moins cycliques du secteur technologique.
    • Positifs sur certaines matières premières, dont l'or.
    • En ce qui concerne les marchés obligataires, nous avons réduit tactiquement la duration du portefeuille et sommes désormais légèrement shorts.
    • Nous restons diversifiés et recherchons des opportunités de portage dans la dette émergente.
  2. Thématiques et allocations aux tendances à long terme : tout en conservant un large éventail de convictions de long terme, nous privilégions le thème Action pour le climat (transition énergétique) et conservons les thèmes Santé, Technologie et Innovation.
  3. Notre stratégie de change a pris quelques bénéfices partiels sur les devises liées aux matières premières.
    • Nous avons une position longue sur le dollar canadien.
    • Nous avons une position longue sur le yen.



Notre positionnement

Nous avons tactiquement réduit la duration du portefeuille et sommes désormais légèrement short , car la croissance a jusqu'à présent fait preuve de résilience tandis que l'inflation continue de surprendre à la hausse, ce qui incite les banques centrales à durcir encore leurs politiques. Au niveau stratégique, nous avons progressivement accru la duration de nos obligations parallèlement au resserrement monétaire engagé au printemps, les rendements obligataires étant désormais en territoire positif. Nous restons globalement neutres envers les actions, mais sous-pondérons la zone euro en raison d’un ratio risque/rendement défavorable. Nous continuons à utiliser des produits dérivés. Nous restons neutres ailleurs. Nous achetons du yen contre le dollar, divers facteurs indiquant un renforcement de la devise japonaise. Nous avons pris des bénéfices sur notre exposition longue aux devises liées aux matières premières, tout en conservant une légère surpondération, exprimée dans le portefeuille par l’allocation en dollar canadien.

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