Coffee Break

Coffee Break:
  • Semaine

Les temps forts de la semaine dernière 

  • Pour atténuer l’impact de la baisse drastique des approvisionnements en gaz, les ministres de l’énergie de l’UE ont approuvé un projet de loi européen visant à réduire la demande de gaz de 15 % à compter du mois d’août et ce jusqu’en mars prochain. Ce texte prévoit la mise en œuvre consentie de mesures nationales pour réduire la consommation mais si cela ne permet pas une réduction suffisante, des mesures obligatoires seront imposées aux 27 pays du bloc.
  • Comme largement attendu, le FOMC a relevé le taux cible des Fed Funds dans une fourchette de 2,25-2,50 %. Le président de la Fed Jérôme Powell a indiqué qu’une hausse de même ampleur pourrait se justifier en septembre, mais que des relèvements « inhabituels » d’une telle ampleur ne sauraient constituer la norme. En fonction des données, le Comité prendra désormais ses décisions réunion après réunion. Ce message a semblé conciliant aux yeux des marchés. Par la suite, les anticipations de hausse des taux ont été révisées à la baisse.
  • L’économie américaine s’est contractée pour un deuxième trimestre d’affilée, l’inflation en étant la cause majeure. Les autres facteurs incluent la diminution des stocks, l’investissement résidentiel et non-résidentiel, et les dépenses publiques. Plus que jamais, les dépenses de consommation et les investissements des entreprises seront essentiels. En parallèle, dans la zone euro, le PIB a augmenté de 0,5 % au deuxième trimestre, stimulé par la saison touristique à venir.
  • La saison des résultats trimestriels s’est poursuivie. Ceux des poids lourds du secteur de la technologie ont contribué à soutenir les actions, qui ont temporairement fait fi de la hausse de 6,8 % de l’indice des prix à la consommation en juin, la plus forte sur 12 mois depuis celle de 6,9 % en janvier 1982.

 

Et ensuite ?

  • L’Italie sera également sous le feu des projecteurs ces prochaines semaines, avec l’élection d’un nouveau gouvernement. L’instabilité politique en Italie constituera un obstacle au soutien financier de l’UE. La montée des partis d’extrême droite et la situation économique qui dépeint l’Italie comme étant un pays lourdement endetté seront des enjeux clés à surveiller en amont des élections du mois de septembre.
  • Plusieurs banques centrales tiennent leurs réunions. La décision de la Banque d’Angleterre est très attendue. L’inflation au Royaume-Uni affiche son niveau le plus élevé depuis 40 ans. La Banque centrale a déjà relevé ses taux à 1,25 % jusqu’ici. Les orientations prospectives seront encore une fois d’importance cruciale.
  • Le rapport sur l’emploi aux États-Unis est très attendu pour voir si le marché du travail retrouve un meilleur équilibre et si la croissance ralentit suffisamment. Si les données se révèlent conformes aux anticipations, la Fed pourrait être incitée à poursuivre le resserrement de sa politique mais à un rythme moins élevé.
  • La Chine va publier son indicateur avancé sur l’activité dans les secteurs manufacturier et des services. Les investisseurs seront attentifs à la première estimation de la croissance dans le sillage de la toute dernière réunion du Politburo. L’un des principaux enseignements est que l’objectif d’une croissance de 5,5 % est remis en question.

 

Nos convictions

Scénario de base

  • Nous conservons une allocation globalement équilibrée avant de nous positionner pour la prochaine étape du cycle, qu’il s’agisse d’un atterrissage en douceur ou plus brutal.
  • Dans un environnement toujours menacé par la détérioration des fondamentaux, les marchés attendent les annonces des banques centrales bien que leurs décisions deviennent de plus en plus dépendantes des données.
  • Confrontée à une inflation au plus haut depuis plusieurs décennies, la Fed a poursuivi son cycle de durcissement en juillet en relevant le taux des Fed Funds de 75 pb supplémentaires, et prévoit de continuer à les rehausser par la suite. Dans notre scénario le plus favorable, la Fed parvient à piloter un atterrissage en douceur de l’économie. En conséquence, la hausse des taux américains à dix ans devrait connaître une accalmie.
  • L’inflation atteint également des niveaux historiquement élevés en zone euro, frappant à la fois les entreprises, les consommateurs et les responsables de la BCE. Cette dernière a procédé à une première hausse des taux de 50 pb en juillet. Elle a en outre dévoilé un nouvel outil : « l’Instrument de protection de la transmission (IPT) ». Le marché anticipe de nouvelles hausses de taux, mais cela dépendra de l'évolution des indicateurs économiques.
  • Les arguments en faveur d’une allocation équilibrée ont été remis en cause par la baisse des livraisons de gaz russe. Moscou a récemment annoncé une baisse de 20 % de ses livraisons de gaz en Europe. L'Union européenne est particulièrement vulnérable dans ce bras de fer avec la Russie. Les risques que nous avions soulignés commencent à se concrétiser et font désormais partie du scénario.

Risques

  • Les investisseurs ne sont plus préoccupés par l'inflation, mais par les perspectives de croissance.
  • De fait, la guerre en Ukraine continue de pousser les prix du gaz à la hausse. Or, l’activité en Europe dépendra essentiellement de la poursuite des livraisons. Un plan d’urgence intitulé « Économiser l’énergie pour un hiver sûr » est en préparation pour freiner la consommation et trouver de nouvelles sources d’approvisionnement.
  • Un resserrement monétaire brutal et plus rapide que prévu – si les pressions inflationnistes augmentent en raison d’un nouveau choc énergétique ou persistent au niveau actuel – menacerait le scénario d’un atterrissage en douceur.
  • D’autres pays pourraient connaître le dilemme de la stagflation qu’affronte la Banque d’Angleterre (BoE) : malgré la forte détérioration des perspectives de croissance, les pressions persistent sur les anticipations d’inflation, ainsi que sur les prix et les salaires à court terme.
  • La menace que font peser la COVID-19 et ses variants demeure, car le virus continue d'évoluer et de se propager à des vitesses variables à travers le monde.

 

Modifications recentes au sein de notre strategie d’allocation d’actifs

Les multiples chocs subis en 2022 ont entraîné, phénomène rare, une chute simultanée des actions et des obligations, tandis que les grandes banques centrales resserrent leur politique monétaire. Positionnée pour faire face au ralentissement en cours, notre stratégie multi-actifs a réduit la voilure sur les actions européennes en attendant d’en savoir plus sur l’évolution de l’économie et la réaction des banques centrales. Alors que nous nous préparons à la prochaine étape du cycle, nous continuons à sous-pondérer les actions de la zone euro et à utiliser des produits dérivés, tandis que nous restons neutres ailleurs. Nous conservons une exposition aux matières premières, y compris l’or. Sur les marchés obligataires, notre stratégie est neutre sur la duration et reste diversifiée.

 

Strategie cross asset et positionnement du portefeuille

  1. Notre stratégie multi-actifs, plus tactique qu’à l’accoutumée, peut être ajustée rapidement dans ce contexte extrêmement volatil :
    • Sous-pondération des actions de la zone euro, avec une stratégie de produits dérivés visant à tirer parti d’un potentiel asymétrique. Nous avons une préférence pour le secteur de la consommation de base, en raison de son pouvoir de fixation des prix.
    • Neutres sur les actions britanniques, segment résilient, et exposition globale.
    • Neutres vis-à-vis des actions américaines, avec une stratégie dérivée gérée de manière active.
    • Neutres sur les marchés émergents – nous prévoyons une amélioration au second semestre, notamment en Chine, sur les fronts de la COVID-19/des confinements et de la relance.
    • Neutres sur les actions japonaises, car la politique accommodante de la banque centrale et l’exposition au secteur cyclique se compensent.
    • Exposition aux matières premières, y compris l’or.
    • En termes de secteurs, nous privilégions les actifs de « duration longue », autrement dit la technologie, car les rendements obligataires devraient moins peser au second semestre.
    • Les révisions à la baisse de la croissance, l’envolée des anticipations d’inflation et la volonté affichée par les banques centrales de resserrer la politique monétaire afin de lutter contre l’inflation dictent notre positionnement sur les marchés obligataires. Nous sommes neutres sur la duration, avec une préférence pour la duration aux États-Unis.
    • Nous restons diversifiés et recherchons des opportunités de portage dans la dette émergente.
  2. Thématiques et allocations aux tendances à long terme : tout en conservant un large éventail de convictions de long terme, nous privilégions les thèmes liés au climat (transition énergétique) et conservons les thèmes liés à la santé, la technologie et l’innovation, l’évolution démographique et la consommation.
  3. Notre stratégie de change privilégie les devises liées aux matières premières.
    • Nous avons une position longue sur le dollar canadien.

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