Coffee Break

Coffee Break:
  • Semaine

Les temps forts de la semaine dernière 

  • Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a déclaré que « le passage à des hausses de taux plus modérées pourrait intervenir dès la réunion de décembre », ce qui a suscité une réaction positive des marchés américains.
  • Divers indicateurs de prix à la consommation ont surpris à la baisse, de l'Australie (hausse de 6,9 % en octobre, contre 7,6 % attendu) à la zone euro (hausse de 10 % en novembre, contre 10,4 % attendu). Les anticipations de hausse des taux ont quelque peu reculé...
  • ... avant de se redresser quand les investisseurs ont appris que l'économie américaine avait créé 263 000 emplois non agricoles – un chiffre plus élevé qu’anticipé. Le taux de chômage est resté inchangé à 3,7 %, mais les salaires ont atteint un pic. Or, un marché du travail durablement robuste entraînerait des taux plus élevés pendant plus longtemps.
  • Pour la première fois depuis mai 2020, l'indice ISM manufacturier est passé sous la barre des 50 aux États-Unis. La production, les nouvelles commandes et l'emploi se sont tous inscrits en territoire de contraction, tandis que les délais de livraison se sont raccourcis. L'activité des usines chinoises a également faibli en novembre, et l'indice PMI manufacturier mondial a affiché sa quatrième contraction mensuelle consécutive.

Et ensuite ?

  • Les décisions de l'OPEP+ sur la production et les sanctions de l'UE ciblant le pétrole russe focaliseront l’attention, dans un contexte de perspectives incertaines pour la demande. Les fluctuations des prix de l'énergie restent décisives pour l’évolution des prix à la consommation.
  • La réunion de la BCE sera précédée d’un discours de sa présidente, Christine Lagarde. Malgré certains signes suggérant une légère récession, cette dernière estime que les politiques budgétaires menées en Europe peuvent conduire à une demande finale excessive.
  • Aux États-Unis, le second tour des élections sénatoriales en Géorgie opposera le sénateur démocrate Raphael Warnock au candidat républicain Herschel Walker. Une victoire des Démocrates se traduirait par une majorité absolue au Sénat américain.
  • Toujours aux États-Unis, nous prendrons connaissance de l’IPP de novembre et des données préliminaires de l'université du Michigan sur le sentiment et les attentes des consommateurs, les conditions actuelles et les prévisions d'inflation.

 

Nos convictions

Scénario de base

  • Nous sommes optimistes envers notre allocation d’actifs en raison de prix attrayants, mais aussi de fondamentaux désormais en amélioration.
  • La configuration de marché extrême d’octobre constituait un signal d'achat. À l’approche de la fin d’année, nous restons positifs et surpondérons les actions, mais avec un budget de risque contrôlé.
  • Nous pensons que les actifs des marchés émergents asiatiques vont surperformer. Les valorisations sont devenues attrayantes, alors que la région conserve des perspectives de croissance à long terme supérieures à celles des marchés développés.
  • La duration du portefeuille est légèrement plus courte que celle de l'indice de référence. Parallèlement au resserrement monétaire engagé au printemps, nous avons progressivement accru notre exposition obligataire à la duration, via les segments high yield et investment grade.
  • Les banques centrales doivent trouver un équilibre entre la lutte contre l'inflation et le risque d'instabilité financière. Une hausse des taux de moins grande ampleur interviendra donc en décembre, mais le taux final atteint en 2023 pourrait dépasser le niveau anticipé par la Fed il y a quelques mois.
  • Les investissements alternatifs devraient bien se comporter dans cet environnement.

 

Risques

  • Les risques à la hausse incluent le fait que les marchés tablent sur une action très agressive des banques centrales, ainsi que sur une confiance en berne et un positionnement médiocre. La réouverture de la Chine en 2023 constituerait un soutien important pour l'économie mondiale.
  • En outre, les gouvernements européens apportent une aide budgétaire à mesure que la crise énergétique s'aggrave, ce qui pourrait atténuer son impact négatif.
  • La lutte contre l’inflation menée par les banques centrales limite toutefois la hausse.
  • Les risques à la baisse concernent un confinement hivernal sévère lié à la COVID-19 en Chine, une possible erreur de politique monétaire (resserrement excessif aux États-Unis), ou une récession brutale causée par une crise énergétique plus profonde en Europe.
  • Dans l’ensemble, la perspective d’une baisse de l'inflation et d’une hausse de la croissance au cours de l’année 2023 limite le recul du marché.

 

Strategie cross asset et positionnement du portefeuille

  1. Nous sommes plus optimistes et surpondérons les actions dans le cadre de notre stratégie multi-actifs en raison de prix attrayants, mais cette stratégie reste agile et peut être adaptée rapidement :
    • Neutres sur les actions de la zone euro.
    • Neutres sur les actions britanniques, composition sectorielle et exposition globale résilientes.
    • Surpondération des actions américaines.
    • Neutres sur les marchés émergents, mais positifs sur les marchés émergents asiatiques, qui devraient surperformer en raison de valorisations attrayantes, alors que la région conserve des perspectives de croissance à long terme supérieures à celles des marchés développés. À court terme, un rattrapage par rapport aux marchés développés est envisageable.
    • Neutres sur les actions japonaises, car la politique accommodante de la banque centrale et l’exposition aux secteurs cycliques ont généralement tendance à se compenser.
    • Positifs sur les secteurs tels que la santé, les biens de consommation de base et les segments moins cycliques du secteur technologique.
    • Positifs sur certaines matières premières, dont l'or.
    • Au sein de l’univers obligataire, nous avons réduit légèrement la duration du portefeuille.
    • Nous restons diversifiés dans le crédit investment grade européen et recherchons des opportunités de portage dans la dette émergente et le segment high yield
  2. Thématiques et allocations aux tendances à long terme : tout en maintenant un large éventail de convictions de long terme, nous privilégions les thèmes d’investissement liés à la transition énergétique et conservons les thèmes Santé, Technologie et innovation.
  3. Notre stratégie de change opère une diversification hors de la zone euro :
    • Nous sommes longs sur le dollar canadien, mais sous-pondérons l’euro.



Notre positionnement

Si la croissance et l'inflation continuent de ralentir au niveau mondial, nous enregistrons globalement des surprises positives sur la croissance et moins de surprises à la hausse sur l'inflation. Nous surpondérons actuellement les actions, avec une préférence pour les États-Unis et les régions émergentes asiatiques. Concernant les marchés obligataires, nous maintenons une duration courte et anticipons une amélioration sur le front du crédit, y compris sur le high yield. Avec un support suffisant pour les défauts de paiement, ce segment est attrayant. Nous restons positionnés sur les devises liées aux matières premières via le dollar canadien.

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